topblog Ivoire blogs

08/02/2012

L’ETRANGERE

Tapie dans l’ombre des décennies,
Elle murmure après l’éternité.
Ouvrière acharnée à sa corvée,
Elle va au bout de la vie.

Par des chemins inconnus,
A travers des saisons perdues,
Elle vient gratter aux portes.
Pleurant de mille sortes.

Silencieuse, prudente ou bruyante
Elle finit par fendre l’âme
De quiconque, par charité compatissante,
Daigne s’offrir à sa funeste lame.

Requiem ! Te Deum païen,
Hymne à la grande faucheuse :
Chante encore le venin
Qui fait de moi une outre creuse !
Chante : malheur à qui offre gîte à l’étrangère !

17:42 Publié dans POEMES | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.